Marisa habille les enfants de coton bio !

Marisa habille les enfants de coton bio !

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C’est dans le Var que Marisa a créé sa petite entreprise de mode bio pour enfants. Sensibiliser les adultes de demain, le fil conducteur de sa démarche !

Quelle est l’histoire de Mari’s.A création ?

J’étais à mon compte dans la communication avec en poche une formation de graphiste et j’ai vécu une véritable remise en question de la trentaine. Il m’a semblé vital de pouvoir vivre de ma passion, à savoir le textile et la création. Plus jeune je faisais de la couture, je customisais mes vêtements. A l’époque, je n’ai pas fait le pont entre ce qui me plaisait et le travail. J’ai créé ma société en octobre 2016 puis a suivi une démarche de prêt bancaire avant de concrétiser les choses. La collection en ligne est la toute première. Pour l’heure, je me concentre entièrement sur cette collection estivale.

Comment se passe le processus de création ?

Une accumulation de couleurs et de formes, le croisement de plusieurs informations inspirent mon travail de création. Le logo de la marque, je l’ai réalisé il y a plus de 10 ans sans savoir ce qu’il allait devenir. Après coup, je me suis rendu compte que ce pavé mosaïque supposait les 4 éléments (terre, feu, eau, air). Un joli signe pour une marque de textile responsable. Je dessine, je réalise les modèles, en fait j’établis le cahier des charges, après c’est une entreprise partenaire de confection qui, d’après mes cotations, met en forme le tout. Leur éthique est profondément axée sur le développement durable.

Quelles valeurs animent Maris’a ?

Le positionnement de la marque : une démarche pédagogique vis à vis des enfants. Quand il porte un t-shirt Maris’a, l’enfant devient un héros de l’environnement. Je me suis tournée vers la mode responsable en partant du constat que l’environnement se dégrade de plus en plus et en voulant participer à la synergie en cours. Je tenais à ce que passion et engagement ne fasse plus qu’un. Tous les vêtements sont certifiés GOT (sans OGM, teinture végétale…). Cette certification protège l’environnement et l’humain notamment en posant un cadre sur la législation du travail. Je suis clairement contre l’esclavage moderne. C’est aussi important du point de vue des consommateurs qui tendent à être de plus en plus responsables. On ne peut plus dire aujourd’hui qu’on n’est pas au courant. On fait ce qu’on peut et on se responsabilise.

De jolis partenaires te soutiennent…

Oui notamment le Parc naturel de Porquerolles dont Lulu la méduse, ambassadrice des mers et océans, est un clin d’œil. Elle nous parle de ses valeurs profondément responsables. En ce moment, on prépare avec l’association Souffleurs d’écume (spécialisée dans la conservation des cétacés de Méditerranée) des histoires thématiques. Le principe : partir de problèmes environnementaux et avec mes personnages (des mascottes telles que Zaza la rigolote) créer une histoire qui serait proposée avec l’achat d’un vêtement.

Des pistes vers de futurs projets ?

J’aimerais beaucoup développer une collection de sous-vêtements bio pour enfants. L’idée serait de créer une couche protectrice entre la peau de l’enfant et des vêtements de la grande distribution.

A titre personnel quelle est ta ligne slow ?

Je consomme de moins en moins. Je ne suis plus les diktats. A titre d’exemples, je réduis tout ce qui est achat textile en me tournant parfois vers des vêtements d’occasion et je privilégie le verre au plastique. J’essaie de réduire mes déchets au maximum. Au fur et à mesure, je réduis ou j’élimine des produits avec beaucoup de conviction et d’implication. Pour certains, cela peut être vécu comme de la frustration. En réalité c’est une démarche très personnelle, où chacun trouve des pistes à mettre en place qui lui correspondent. Depuis mes 30 ans, j’ai eu une révélation. Car ce n’était pas ancré dans mes gènes. J’étais une consommatrice et aujourd’hui je participe concrètement à une amélioration globale. J’essaie de transmettre cette responsabilité écologique en montrant l’exemple. Je crois que c’est la manière la plus profitable car le but n’est pas d’être dans le jugement mais dans la bienveillance.

Le site Mari’s.A

Photo 1 : © Luc Boutria
Photos 2 et en-tête : © Audrey Bieber

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