Du jazz et des rêves

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“Il faut un petit grain de folie pour donner des couleurs à la vie.” Un brin de poésie extrait d’une des chansons du film musical Lalaland de Damien Chazelle. Interprétés par Emma Stone et Ryan Gosling, les personnages Mia et Sebastian poursuivent chacun un rêve. Elle, veut devenir actrice, lui, veut ouvrir son propre club de jazz. Ce dernier, pianiste et animé par le jazz, nous fait entrer dans une atmosphère joyeuse, enivrante et nous transmet le goût de cette musique…

Heureuse coïncidence, quelques jours après avoir avoir découvert Lalaland, au détour d’une virée près de la Loire, dans une maison d’hôte débordant de livres chinés, je tombe sur “Le jazz et ses musiciens” (Gérard Montarlot, Hachette, 1963). Je m’y plonge avec enthousiasme au creux d’un canapé douillet comblée par une infusion brûlante. Pour s’initier au jazz et se faire du bien, en voici un aperçu…

“Selon son humeur, l’amateur de jazz choisit dans sa discothèque l’enregistrement qui lui est nécessaire. Or, presque toute la gamme des sentiments humains est expérimentée par le jazz, nous en aurons maintes preuves en écoutant ensemble quelques disques au long de ces pages. Le jazz est truculent chez Dizzy Gillespie, tendre chez Erroll Garner, romanesque avec Sidney Bechet, mystérieux avec Miles Davis, complexe avec Thelonious Monk, percutant avec Lionel Hampton, charmeur avec Charlie Parker le magicien… Cette variété d’expression est le secret de la richesse du jazz. Si tel musicien nous paraît aujourd’hui par trop hermétique, n’insistons pas ! Dans quelques mois il aura fait des progrès et nous serons à même de nous familiariser plus aisément avec son jeu. Tout amateur a connu ce genre de difficultés à l’écoute d’un premier morceau de Thelonious Monk ou de John Coltrane. Il y a toujours un temps d’apprentissage, le plus souvent fort court, et nous souhaitons vivement vous aider à l’abréger. Écoutons sans plus tarder un bon disque. Le pianiste Errol Garner va nous offrir un jazz d’accès facile.”

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“Qu’apporte donc le jazz à l’amateur, qui explique sa fidélité ? L’écoute d’un disque isole l’auditeur dans une atmosphère riche de sonorités, d’idées et de sentiments. C’est donc un véritable langage, international, qui naît ainsi, à travers les distances et le temps, l’orchestre de la Nouvelle-Orléans et l’amateur suédois, ou la chaleur imaginative d’un Gillespie à l’intérêt passionné d’un fanatique parisien. L’audition terminée, le charme cesse brusquement, et les subtils liens sont rompus. Mais il reste quelque chose, une béatitude certaine, le sentiment d’avoir fait une halte qui vous a délivré d’un malaise. Heureux celui qui aime le jazz, et qui en use comme d’un bénéfique remède.”

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Lalaland
, le synopsis :

Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions.
De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance.
Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent…
Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood

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