Comment retisser le lien à la nature ?

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Pourquoi est-ce si important de retisser le lien à la nature ? Et comment s’y prendre ? Dans un mode de vie citadin, la nature n’a pas forcément la place qu’elle mérite. Il n’y a qu’à compter les heures passées dehors dans une journée pour s’en rendre compte… Pourtant la nature nous fait profondément du bien, elle est même essentielle à notre bien-être. Dans la quête d’un mode de vie plus doux et plus épanouissant qu’est la slow life, elle est une piste à suivre sans tarder.

De l’importance de se (re)connecter à la nature

Pourquoi être en nature ?

Selon le sondage Fête de la nature (2015), 96% des français interrogés perçoivent la nature comme “un lieu de bien-être et de ressourcement”. Pourtant, il apparaît que nous passons de moins en moins de temps dehors… Emilie Lagoeyte, enseignante devenue créatrice d’Eveil et nature nous explique ce lien plus ou moins distant que nous entretenons avec la nature : “Tout commence chez le bébé. J’ai moi-même constaté avec mes deux enfants la force avec laquelle le jeune enfant est attiré par les éléments naturels (mettre à la bouche, froisser, sentir…). Culturellement, on a pris l’habitude d’éloigner les touts petits de la nature par peur. Pourtant si on ne le coupe pas de la nature, on constate clairement que ce lien qu’il construit à son environnement est très fort. D’autant que tout est lié : il explore la nature, il développe ses sens, il développe l’estime de soi (par différentes expériences à sa portée vécues dehors).” Chez les enfants, la démarche d’apprentissage a aussi une autre résonnance dehors : “Les salles de classe comme lieu d’enseignement, c’est aberrant. En terme relationnel par exemple, il faut avoir un sacré sens pédagogique pour que l’ambiance d’une classe soit bonne dans 35m2 avec 30 élèves. En revanche n’importe quel groupe de 30 enfants dans une forêt sera propice à la coopération. Les enfants sont contents d’être là et ne veulent plus repartir. La nature donne une troisième dimension : l’apprentissage prend du sens dans son milieu à l’image d’une plante dont l’enfant retiendra plus le nom en la découvrant dans la nature, peut-être en la goûtant, plutôt qu’en en entendant parler en classe.”

Le syndrome de manque de nature

Dans sa formation Passeur de nature, Emilie Lagoeyte raconte comment elle a découvert ce syndrome de manque de nature : “Intuitivement, c’est aberrant de couper l’enfant du lien à la nature. Mais l’intuition avait besoin d’être confirmée par la science. Richard Loove, auteur américain, décrit dans Last child on wood, ce qu’il appelle le syndrome de déficit de nature, symptomatique d’un ensemble de maux (troubles de l’attention, anxiété, obésité…) des individus qui sont coupés dans leur mode de vie de la nature. Un lien équilibrant à la nature permet une stabilité émotionnelle, une meilleure capacité à se concentrer sur des tâches intellectuelles. C’est aussi une occasion de reconnexion à soi par le biais du milieu naturel.

Selon le lien que vous entretenez avec la nature, cela peut prendre du temps de (re)trouver l’habitude de passer plus de temps dehors. Une véritable démarche à inscrire dans son quotidien, une forme de rééducation que d’approcher la nature avec sérénité, de prendre plaisir à y passer du temps et d’apprendre à mieux la connaître.

La nature nous fait du bien !

La nature favorise notre bien-être global (physique et psychologique). Plusieurs études montrent une diminution du stress, une amélioration de l’estime de soi et aussi de la créativité. Côté physique, on observe une réduction de la douleur, de la pression artérielle et aussi une accélération de la guérison et de la prévention de certaines maladies. L’interaction avec la nature nous fait clairement du bien à tout point de vue. Outre les bénéfices personnels qui en découlent, l’entretien de ce lien est fondamental pour cultiver une forme d’affection pour la nature propice à adopter des attitudes et comportements en faveur de la protection de l’environnement.

Pourquoi c’est parfois compliqué ?

Un petit effort

Sortir en nature peut être vécu comme sortir de sa zone de confort. En ce sens, cela peut être vécu comme un véritable effort que de s’extraire de son cocon, de son logis pour mettre le nez dehors. Mais plutôt que de s’arrêter à “l’effort” que cette sortie demande (s’habiller en fonction du temps qu’il fait, préparer un pique-nique ou un goûter, marcher…), concentrez-vous sur les bienfaits que ce bon bol d’air va vous apporter. Après une sortie en nature, on se sent toujours revigoré !

Stimuler l’envie

Qu’est-ce que cela va m’apporter ? Sortez, et vous verrez ! La nature est pleine de surprises. Contrairement à nos intérieurs statiques, la nature est vivante et il y a toujours un oiseau pour nous le rappeler, le mouvement d’un feuillage soufflé par le vent ou encore le ruissellement d’un cours d’eau. Des sons, du mouvement, des senteurs, des couleurs… La nature éveille pleinement nos sens.

La peur des potentiels dangers de la nature

On dit souvent que l’on a peur de ce que l’on ne connaît pas. Pour retisser un lien de confiance et de sérénité avec la nature, il est nécessaire de multiplier les expériences de plein air. Car c’est notamment par l’expérience que l’on apprend. Plongez-vous également dans des lectures pour mieux connaître la faune et la flore de votre région et vous familiariser avec votre milieu. Il est par exemple nécessaire de faire attention à certaines plantes urticantes comme les orties.

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Craindre l’ennui

Vous craignez de ne savoir que faire en nature ? C’est bien normal si vous n’avez pas l’habitude de passer du temps en plein air. Pourtant vous vous rendrez compte que l’on ne s’ennuie jamais dehors ! Se promener, observer les petites bêtes, prendre des photos, s’initier au land art, organiser un pique-nique, faire une sieste dans un hamac… La nature est un formidable terrain de jeu et d’exploration !

Que faire dans la nature ?

Apprendre à contempler la nature

Observer la nature est une activité en soi. Vous pouvez par exemple assister à un lever de soleil, observer une abeille butiner, un papillon voler, vous laissez hypnotiser par le roulis des vagues… Selon le milieu naturel dans lequel vous vous trouvez, éveillez pleinement votre curiosité et votre âme d’enfant pour porter un regard nouveau et attentif sur la nature qui vous entoure.

Faire des activités sportives

En pleine nature, les activités sportives sont multiples : marche, kayak, escalade, VTT… Redécouvrir la nature par ce biais est très enrichissant. L’escalade permet par exemple de mieux connaître le monde minéral en l’appréhendant par le toucher, mais aussi de voir la nature sous un nouvel angle en prenant de la hauteur. Ces activités permettent de s’amuser dans la nature, de mieux la connaître et de se fondre dans ce décor.

S’évader en mode slow tourisme

Il est aussi intéressant de prolonger ses sorties nature en organisant des escapades le temps d’un week-end ou le temps des vacances. De véritables aventures sources de partage et d’enthousiasme portées par les valeurs du Slow tourisme. Vous pouvez ainsi organiser un trek avec nuit dans des gîtes et refuges, un vélo trip en suivant un itinéraire Eurovélo ou encore une randonnée équestre. Exprimez votre créativité dans vos séjours nature !

3 exercices nature à mettre en pratique !

Découvrez 3 idées pour passer du temps dehors, extraites du livre “Envie de bien-être dans la nature” de Florence Thinard.

A son pas : Marcher seul permet de trouver son pas, reflet de son propre rythme intérieur. Un pas alourdi de tristesse, un pas vif dans la joie de se sentir vivant. Le plaisir de revenir en arrière, de s’arrêter à l’envi pour admirer, goûter et respirer. Variez votre marche selon vos désirs et vos besoins. N’écoutez que vous.

Bois flotté : Le bois flotté a longuement séjourné dans l’eau, porté par les courants, ballotté par les vagues. Ce voyage a arraché ses parties tendres, l’écorce et l’aubier, et il a mis à nu le duramen, le “bois parfait”. Poli par le sable, grisé par le soleil, imprégné de sel et hors d’atteinte des insectes, le bois flotté peut devenir sculpture, élément d’un mandale, d’un carillon, d’un mobile…

Oui à la vie : Un matin, levez-vous tôt pour jouir de la lumière neuve, du silence, de la paix, de la solitude dans la nature. Quand vous vous sentirez en confiance, prononcez les mots : “Oui à la vie.” Vous pouvez murmurer, chanter, clamer, déclamer, crier… Accueillez l’effet que produisent ces paroles en vous.

Un livre et des formations pour retisser du lien à la nature !

Avec Emilie Lagoeyte du site Eveil et Nature, nous vous préparons un livre ludique et pédagogique pour retisser le lien à la nature qui paraîtra ce mois de mai 2019 ! Par ailleurs, Emilie propose 3 formations nature que vous pouvez facilement suivre à distance :

  • La formation Passeur de nature : Formation en ligne pour parents et professionnels de l’enfance – enfants de 3 à 12 ans. Développer les compétences nécessaires à l’animation de séquences d’éveil à la nature avec les enfants. 12 MOIS D’ACTIVITES NATURE AU FIL DES SAISONS.
  • Formation courte :J’apprends à animer une activité nature” : Ce module en ligne enseigne une méthode simple pour animer des activités d’éveil à la nature. Il s’agit du module préparatoire de la formation “Passeur de Nature” mais il peut se suivre indépendament de cette formation.
  • Formation courte :J’installe et j’anime au quotidien une Table de la nature” (Spécial tout-petits) : Une formation en ligne destinée aux parents et professionnels de l’enfance qui souhaitent s’initier à un dispositif pour prolonger les explorations nature à la maison, au rythme des tout-petits. Durée conseillée: 4 semaines

Quel sera votre prochain pas vers la nature ?!

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